Le recours à la correction des copies par des tiers a des revers sur les habitudes de travail de l'enseignant.
A l'analyse il semble qu'il est temps de soulever le problème et d'y trouver des solutions adaptées ; avant tout il est important d'appeler les enseignants à un examen de conscience sur la question. Loin de donner des leçons de morale, il est souhaitable que la bonne qualité de l'enseignement prime sur la recherche du gain supplémentaire. Donner les corrections à faire à des étudiants qui n'ont pas le niveau requis c'est créer un espace vicieux où l'enseignant se contente de palliatif au détriment de l'éthique et de la qualité du savoir et du suivi.
Des professeurs en usent pour une tâche moins noble et contraignante : la correction des copies. Une sous-traitance qui n'est pas sans risque… « Pour mieux faire la correction, il faut recenser les erreurs. Si on n'arrive pas à faire des reproches à l'élève ou à l'étudiant, sur ce qu'il a écrit, il n'arrivera pas à se corriger »Selon Adèle Adibodou Bidozou, professeur de français
la correction par une personne tierce ne permet pas au professeur, titulaire de son cours, de mieux connaître ses élèves.
Il a été difficile de trouver un professeur capable d'avouer les faits. Ce n'est d'ailleurs pas évident lorsqu'il s'agit d'une question qui interpelle la conscience de l'enseignant, contraint par les circonstances à tricher avec les principes de sa profession. Si on peut encore tolérer la correction des copies d'un professeur par un collègue, il s'avère difficile de cautionner celles que font les étudiants et parfois même les élèves de classe inférieure.
lundi 2 juin 2008
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